Les experts de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité) estiment que le rythme actuel de disparition des espèces est 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel. Aujourd’hui, cette 6ᵉ extinction est provoquée par l’Homme est rapide : plus de 35 % des milieux humides ont disparu depuis 1970 et, au rythme actuel, les forêts tropicales pourraient s’ éteindre en 50 à 70 ans. Cinq causes principales de perte de biodiversité sont identifiées : la disparition des habitats; le changement climatique; les pollutions; les espèces invasives et la surexploitation des ressources.
Le milieu urbain a un rôle important à jouer. La biodiversité y contribue au bien-être des habitants, via la désimperméabilisation des sols, les trames vertes (espaces naturels terrestres), bleues (réseaux aquatiques) et noires (préservation de l’obscurité). De nombreuses communes agissent déjà : politiques « zéro phyto », plantations urbaines, création de forêts urbaines.
Dans le cadre de la politique de la ville, la biodiversité peut enrichir les projets d’aménagement, notamment dans les PRU (projets de rénovation urbaine). À plus petite échelle, l’accès à des espaces naturels favorise l’éducation et la sensibilisation des élèves.
Ces initiatives croisent plusieurs dimensions :
Préserver la biodiversité en ville apparaît donc comme une démarche à la fois écologique, sociale et économique, essentielle pour renforcer la qualité de vie et lutter contre la crise environnementale.